Entre praticiens et chercheurs

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Nos questions...

mardi 8 mai 2007, par Sandrine Biemar

L’apport de Charles Caouette a donné la possibilité à plusieurs membres du groupe de lui poser des questions...

Laurent : Comment expliquer qu’en formation, on insiste si peu sur la relation ? Charles Caouette : On est en train, progressivement de revenir à l’essentiel. Des groupes comme le nôtre le prouvent. Il est important de prendre conscience que chacun d’entre nous a un pouvoir ! Chacun a le choix de provoquer les changements auxquels il croit. (image de la grenouille qui ne se laisse pas manger par l’oiseau). Charles Caouette : Le Rapport à la Réussite dans notre système scolaire : « Quelle est la différence entre ceux qui réussissent et ceux qui échouent ? Les premiers oublient quelques semaines APRES l’examen tandis que les seconds oublient quelques semaines AVANT l’examen… »

Damien : Il est important de ne pas croire que quand on investit trop dans la relation, on délaisse l’autre aspect, celui de l’apprentissage… Ce n’est pas l’un ou l’autre, c’est l’un et l’autre.

Nicole : Comment être éducateur quand soi-même on est victime, résigné, … ? Charles Caouette : Que l’on décide de refuser le changement ou de s’y engager, c’est la même énergie dépensée. C’est une question de déplacement d’énergie. Jean Castin : Il est toujours possible de retrouver un pouvoir d’action dans le cadre qui nous est donné. C’est difficile pour les jeunes profs qui subissent le cadre car ils ne le connaissent pas.

Jean Donnay : Quel est le poids réel du programme qui est toujours avancé comme un obstacle ? Viviane : Un problème par rapport à l’homologation. Anne-Françoise : un contrôle, une menace… Un cas dont on parle de manière exemplative. Constat de plusieurs personnes : c’est le regard des collègues qui est plus fort… via l’importance de confier au collègue des élèves qui ont acquis certaines notions.

Charles Caouette On a chacun le pouvoir de placer la relation dans le cadre de sa mission. C’est quand on se sent responsable à cet endroit qu’on a le goût d’investir dans la relation. La clé du bonheur : se donner le pouvoir de faire ce à quoi on croit.

Comment la gérer dans le contexte général où l’on n’a pas prise sur tout ? Attention, il ne s’agit pas de culpabiliser les gens. Tout n’est pas de notre responsabilité, c’est une question de dosage… Cela demande une grande lucidité personnelle.

Il s’agit d’arriver à vivre dans un contexte où il y des contraintes levables et des contraintes non levables.

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